Aujourd’hui Barack Obama est investi président des Etats-Unis d’Amérique. Election historique dans un pays où l’esclavage puis la ségrégation raciale étaient reconnus dans le droit et qu’il a fallu vaincre par une guerre civile d’abord, puis par une longue bataille civique.
La victoire de Barack Obama ne signifie pas que d’un coup les inégalités et les discriminations vont disparaître aux Etats-Unis. Mais un coup symbolique leur est porté et son impact ira bien au-delà du continent américain : en France par exemple.
Pour nous Européens, cette victoire marque la fin des années néo-conservatrices où un libéralisme financier sans régulation a conduit aux dérives dont la sanction tombe aujourd’hui. Après cette phase débridée qui avait suivi l’effondrement du communisme, la planète va connaître un recentrage salutaire.
L’arrivée de Barack Obama, c’est aussi la fin de l’administration Bush, dont la politique internationale a été désastreuse, en nous coupant du monde arabe et en affaiblissant ses responsables modérés à la suite de la seconde guerre d’Irak, en étant incapable de lutter contre les véritables racines du terrorisme islamique et en refusant de participer aux nouvelles batailles environnementales pour sauvegarder la planète.
Avec une Amérique ayant retrouvé un leadership charismatique, les Européens vont pouvoir renouer un partenariat stratégique, sans se faire pour autant d’illusion sur la volonté compréhensible du nouveau président de défendre d’abord et partout les intérêts bien compris de son pays. A l’Europe de se doter enfin des institutions capables de porter ce partenariat.