Depuis plus d'un mois, la SNCF était en grève sur les lignes de Saint-Lazare; comme il est apparemment naturel que les agents de la SNCF se mettent régulièrement en grève, les différents JT n’avaient même pas donné les raisons de ce mouvement (ils auraient eu quelque difficulté d’ailleurs). Selon les grévistes, il s'agissait notamment de lutter contre la demande de la direction d’améliorer la productivité. Résultat : le service minimum est contourné par des agents qui rejoignent le mouvement au deuxième ou troisième jour de grève et faussent les prévisions de trafic ou qui se déclarent massivement malades. Le summum a été atteint mardi avec la fermeture scandaleuse de la gare, empêchant des milliers de personnes de rejoindre leurs lieux de travail ou de domicile.
Mais parlons aussi des jours où officiellement il n’y a pas grève mais où le parcours du combattant usager est pratiquement le même.
Exemple sur les lignes de la gare du Nord (qui est celle que j’utilise principalement, surtout quand Saint-Lazare est en grève) : un jour, c’est la panne d’électricité ; un autre jour, ce sont les intempéries (neige, gel) ; un autre jour (sans rire) parce qu’il y a des feuilles mortes sur les rails. Chaque fois, les usagers attendent des trains des heures sans que de véritables informations leurs soient délivrées. C’est normal, il faut « attendre comme tout le monde » me rétorquent certains agents chargés d’informer les usagers. Evidemment, si vous avez un rendez-vous professionnel, ou si vous devez récupérer votre enfant à la crèche ou chez l’assistante maternelle etc., tant pis pour vous, il faut attendre.
Très souvent, un train est supprimé sans excuses ni explications, c’est normal, l’usager n’a qu’à attendre. Arrivée Gare du Nord, perturbations sur la ligne B du RER, sans excuses ni explications non plus.
Le must : le train n’est pas supprimé, il n’est pas en grève, mais il ne s’arrête pas car en cas de retard, la SNCF autorise ses conducteurs à griller les stations pour ne pas payer de pénalités à la Région !
Vive le service public ferroviaire qui ici revêt une particularité remarquable : ne surtout pas être au service du public.