Paris, le 1er décembre 2011
Aujourd'hui, un second sauvetage d'urgence est envisagé, séparant les actifs dangereux de la banque et le portefeuille de prêts aux collectivités locales qui serait détenu par la Caisse des dépôts et la Banque postale.
Cette solution consiste en fait à reconstituer ce que fut, il y a vingt-cinq ans, le Crédit local de France, filiale de la Caisse des dépôts devenue établissement public indépendant avant d'être privatisé.
Le parcours financier suivi par cet établissement est édifiant : il aura mis en danger non seulement cet établissement bancaire mais aussi de nombreuses collectivités territoriales qui avaient fait appel à ses services.
Monsieur Portelli a demandé au Ministre de lui indiquer précisément le type de liens juridiques et financiers que le nouvel établissement tissera avec la Caisse des dépôts et la Banque postale, et le type de contrôle que l'État établira sur cette entité.
Il a également souhaité connaître le coût financier global de cet accord pour le contribuable et les collectivités locales.