Sénateur Hugues Portelli


Mai 2012
  • L
  • M
  • M
  • J
  • V
  • S
  • D
  •  
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
  • 11
  • 12
  • 13
  • 14
  • 15
  • 16
  • 17
  • 18
  • 19
  • 20
  • 21
  • 22
  • 23
  • 24
  • 25
  • 26
  • 27
  • 28
  • 29
  • 30
  • 31
  •  
  •  
  •  
 
Vous êtes ici: Page d'accueil > Val d'oise > Actions > Discours lors de l'inauguration du commissariat d'Ermont le 21 mai 2010

Monsieur le Premier Ministre,

Je voudrais, au nom de la population et des élus de notre commune et de celles dont relève le commissariat d’Ermont, vous dire la fierté qui est la nôtre de vous recevoir et de vous voir inaugurer le nouveau bâtiment de la police nationale.

Cette réalisation est le fruit d’une action concertée entre les différents niveaux de collectivités publiques.

Cet édifice a été construit en effet grâce au concours de l’Etat bien sûr (à hauteur de 12% du coût global), mais aussi de la région (33%), du département (12%) et de la communauté d’agglomération qui a financé 49% du coût global définitif. Aucune restriction budgétaire n’a affecté le projet, rien n’a été laissé au hasard en ce qui concerne aussi bien la gestion des espaces que leur fonctionnalité.

Si nous avons voulu ce nouveau commissariat, si nous y avons consacré d’importants moyens, ce n’est pas seulement parce que l’ancien bâtiment commençait à devenir obsolète, mais c’est surtout parce que nous estimons qu’un commissariat est un des lieux symboliques de la République. Au service jour et nuit de tous les citoyens comme les pompiers ou les services hospitaliers, les policiers sont les garants de la présence républicaine sur tout le territoire. Confrontés quotidiennement à la violence sous toutes ses formes et souvent victimes de celle-ci – à Ermont 12 fonctionnaires ont été blessés depuis le début de l’année -, ils ont le droit de travailler dans les meilleures conditions et de pouvoir accueillir dignement tous les habitants, même les délinquants, comme le montre le soin particulier qui a été accordé aux locaux de garde à vue ou d’accueil des avocats et médecins. Un commissariat à Ermont, ce sont 7 000 plaintes et plus de 10 000 interventions par an. C’est aussi un taux d’élucidation parvenu à 35% depuis le début de cette année.

Bref la police nationale d’Ermont mérite de travailler dans les meilleures conditions aussi bien humaines que techniques ou logistiques.

Au moment d’ouvrir cet édifice je voudrais adresser un remerciement particulier au Ministre de l’Intérieur qui a validé ce projet et accepté que ce soient les collectivités territoriales qui le pilotent : Monsieur Nicolas Sarkozy, aujourd’hui notre président de la République. Je voudrais remercier aussi celui qui, alors Directeur de l’immobilier Place Beauvau, et bien familier de notre région, a porté le projet du côté de l’administration : Monsieur Bernard Deleplanque, aujourd’hui directeur de la Sécurité Civile. Merci également aux élus de la communauté d’agglomération, à commencer par son président Alain Goujon, qui ont accepté de financer cette construction bien au-delà du coût initial.

Je sais, Monsieur le Premier ministre, que la police nationale saura faire le meilleur usage de cet équipement, inauguré au moment où la première tranche du  réseau de vidéo-protection mis en place par la communauté d’agglomération est en service et donne ses premiers résultats.

Il s’intègre dans un ensemble où agissent solidairement les services de l’Etat, de ceux du département jusqu’à ceux du commissariat, le Parquet, la police municipale intercommunale, les élus locaux à commencer par les maires et les travailleurs sociaux qui interviennent dans le domaine de la prévention jusqu’au sein de ce commissariat. A tous je tiens à rendre particulièrement hommage.

Monsieur le Premier ministre, assurer la sécurité de nos concitoyens dans un département comme le Val d’Oise, en forte croissance démographique, aux disparités sociales et territoriales fortes, aux frontières entre communes artificielles, est une tâche difficile. L’insécurité est ressentie au quotidien dans certains quartiers, sur certaines lignes de transport, et souvent les moyens sont insuffisants, pour peu qu’un match au Stade de France, un concert dans une ville nouvelle ou des affrontements dans une cité mobilisent le gros des effectifs disponibles. Et face aux mutations permanentes de la délinquance, les politiques de prévention et de sécurité doivent elles aussi s’adapter et faire preuve de flexibilité.

Les élus locaux peuvent développer le travail de prévention, aider à construire les équipements mais ils ont besoin de l’Etat et ses moyens pour assurer les missions essentielles de sécurité. Et, dans le Val d’Oise, nous demandons simplement que le traitement de la sécurité publique soit au même niveau que dans les départements voisins.

Monsieur le Premier ministre, dans cette partie du Val d’Oise que constitue la Vallée de Montmorency et ses 400 000 habitants, la sécurité publique est pour l’essentiel assurée. Mais ce travail concerté des services de l’Etat et des collectivités locales pour y parvenir est fragile. Le lent effritement du lien social, la montée constante d’une délinquance multiforme qui touche des couches toujours plus jeunes de population menacent à terme la qualité de vie de nos habitants. Or ceux-ci, qui dans leur grande majorité passent des heures dans les transports pour rejoindre leur lieu de travail sur Paris et la petite couronne, ont droit à la sécurité sur leur lieu de résidence et dans leurs transports. Il est donc vital d’agir pour maintenir ce cadre de vie et continuer à garantir la sécurité de tous.

Enfin, dans notre circonscription couverte par le commissariat d’Ermont, ce sont surtout les phénomènes de bandes qui circulent d’une commune à l’autre, tantôt pour s’affronter tantôt pour se réconcilier aux dépens des habitants paisibles d’une cité HLM, le passage quotidien de populations non sédentaires dans les transports ou les résidences, les occupations de halls d’immeubles, le trafic de stupéfiants, qui constituent la délinquance routinière dont les populations les plus fragiles sont les premières victimes.

Nous savons l’importance que vous accordez, ainsi que Monsieur le Président de la République et Monsieur le Ministre de l’Intérieur à la première fonction de l’Etat, celle de la sécurité de la population, qui commande toutes les autres. Nous vous faisons confiance pour veiller à ce que le Val d’Oise soit traité équitablement dans la mise en œuvre concrète des politiques de sécurité et de prévention et pour être à l’écoute des suggestions et des requêtes des élus locaux et des populations.






Blog du Sénateur Hugues Portelli - Copyright 2008 -2012 - Mentions légales - Plan du site - Création site Internet : Agoraline.fr