Ecrit le 09-11-2009 - Mis à jour le 09-11-2009
Décidément, certains ont du mal à s’y faire. J’ai regardé, comme beaucoup, les nombreux reportages et documentaires consacrés à la chute du mur de Berlin. Sur les chaînes du « service public », un détail m’a frappé.
On parlait beaucoup de l’Allemagne de l’Est, de la vie des gens dans cet Etat artificiel, et de l’élan qui les a conduits à vouloir rejoindre leurs frères de l’Ouest, avec qui ils ne faisaient qu’un peuple. Mais les commentateurs avaient un mal fou à dire que la RDA était un pays communiste, et que le totalitarisme communiste était justement ce qui avait poussé les Allemands de l’Est à désirer l’unité, pour bénéficier eux aussi de la liberté.
Bien sûr, au lendemain de l’unité, il a fallu intégrer vingt millions d’Allemands dans un nouveau système économique et social. Cette intégration a été douloureuse et aujourd’hui encore le taux de chômage est deux fois plus élevé dans les Länder orientaux que dans ceux de l’Ouest. Mais il ne faut pas oublier qu’en vingt ans, l’Allemagne a « digéré » l’unité, que les Länder orientaux connaissent une véritable dynamique et que les finances de l’Allemagne sont incomparablement plus saines que celles de notre pays, qui n’a eu aucun problème de cette envergure à gérer. Preuve a été donnée que le modèle occidental à l’allemande, avec à sa tête Angela Merkel, une Allemande de l’Est, était solide et efficace.
Alors pourquoi une telle gêne à appeler un chat un chat, et le communisme un système totalitaire ? Tout simplement parce que la France est un des derniers pays à garder dans son système politique un parti communiste (heureusement toujours plus marginal) ainsi que des formations trotskystes qui se querellent encore aujourd’hui sur la « bonne version » du communisme ; un des derniers pays où dans l’enseignement secondaire les établissements ne sont pas rares où l’on enseigne encore l’économie et l’histoire à partir de la vulgate marxiste !
Une situation surréaliste qui est sûrement l’aspect le plus archaïque de « l’exception française » en politique.