Sénateur Hugues Portelli


Février 2012
  • L
  • M
  • M
  • J
  • V
  • S
  • D
  •  
  •  
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
  • 11
  • 12
  • 13
  • 14
  • 15
  • 16
  • 17
  • 18
  • 19
  • 20
  • 21
  • 22
  • 23
  • 24
  • 25
  • 26
  • 27
  • 28
  • 29
  •  
  •  
  •  
  •  
 
Vous êtes ici: Page d'accueil > Votre Sénateur > Chroniques > Un fauteuil pour deux
L’imbroglio qui a suivi l’élection cantonale partielle d’Argenteuil place le Conseil général dans une situation délicate. En perdant un siège et en devenant minoritaire au sein de l’assemblée départementale, la gauche n’a plus de légitimité politique pour diriger le département. Car l’élection de Philippe Métézeau n’est pas une banale élection partielle. Elle est consécutive à l’annulation de l’élection d’un des conseillers généraux qui a permis à la gauche, d’une voix, de conquérir le département et met donc en cause l’acte fondateur par lequel elle s’est installée au pouvoir. Toutefois, le département n’étant pas une institution politique mais administrative et l’exécutif départemental n’étant pas politiquement responsable devant l’assemblée comme dans un régime parlementaire (ce n’est le cas qu’en Corse ou en Polynésie), rien n’oblige juridiquement le président du conseil général à démissionner. Cela explique pourquoi la première tentation de la gauche est de s’accrocher au pouvoir et à ses avantages, en espérant séduire au-delà de ses rangs et diviser ses adversaires. C’est la tactique actuelle de Didier Arnal. A terme, cette stratégie aura du mal à perdurer. Dans quelques semaines, le conseil général devra voter le budget départemental. Si la gauche est mise en minorité, c’est le préfet qui devra le faire à sa place. Par ailleurs, plusieurs décisions importantes sont en souffrance, notamment la politique à suivre entre le département et les communes. Le projet de la gauche, qui consistait, sous couvert de rééquilibrage, à réduire drastiquement les co-financements des investissements communaux, a été rejeté à juste titre par la nouvelle majorité autour d’Arnaud Bazin et se trouve de facto abandonné. Mais au-delà, c’est tout le système de décision qui risque d’être paralysé. Le choix est entre une co-décision qui risque de se traduire par la recherche du plus petit dénominateur commun et l’acceptation par la gauche du verdict des urnes. Cette crise survient pour le Val d’Oise au plus mauvais moment : la réflexion en cours sur l’avenir du bassin parisien, qui marginalise notre département, nécessite un pouvoir politique local fort, capable de se faire entendre par le gouvernement et les autres grandes collectivités d’Ile-de-France. En s’accrochant aux apparences du pouvoir, et en ne se posant pas un instant la question de l’intérêt général, la gauche valdoisienne ne rend pas service au département et hypothèque les chances qu’a encore le Val d’Oise d’être entendu dans le grand débat en cours.




Blog du Sénateur Hugues Portelli - Copyright 2008 -2012 - Mentions légales - Plan du site - Création site Internet : Agoraline.fr